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 C'est l'imprévisible qui crée l'événement | Shane & kaleigh

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MessageSujet: C'est l'imprévisible qui crée l'événement | Shane & kaleigh   Mar 20 Déc - 3:08



Kaleigh & Shane
C'est l'imprévisible qui crée l'événement.

J’ai honte, je savais, j’aurais du savoir...Jamais je n’aurais du refermer la porte au nez de ce témoin de Jéhovah il y a de ça un mois, aujourd’hui on me punissait pour cette offense : le karma faisait son œuvre. Je ne peux que me blâmer pour cette situation! Je suis la seule et l’unique responsable de mon sort…Me retrouver coincer avec cet incapable de mollusque de Rodgers pour notre projet de lettres modernes : merci foi en l’homme de me retenir d’aller derechef me jeter en bas du toboggan. Assise sur l’un des bancs du parc je soupire en faisant bouger l’air de gauche à droite dans ma bouche, évidement, il était en retard! Le contraire m’aurait étonné (il ne faut pas non plus trop en demander à un mollusque), je jette un coup d’œil à la montre fuchsia accrochée à mon poignet et lève les yeux vers le ciel claire, un quart d’heure déjà s’était écoulé depuis l’heure butoir! J’hausse les épaule me résignant à cette fatalité qu’est ce Shane tout juste bon à être un Cow Boy (et encore), j’extrais de mon sac parsemé de macarons de tout genre un calepin à dessin que je traîne toujours sur moi et un crayon de plomb. Distraite, je me mets à dessiner les traits d’un bambin assis dans le sable me remémorant la mine qu’avait tiré mon collègue universitaire lorsque je lui avais proposé de se rencontrer dans un lieu à l’air libre. « Pourquoi? » PARCE QUE CRÉTIN! Non mais, quel idiot tout de même, j’avais du me lancer dans une profonde explication au sujet de l’inspiration et de l’ÉNERGIE de la nature et de l’être humain, de la source même de la vie : l’enfance…Et lui, il s’est permis de se contenter de répondre « La bibliothèque ça ne fait pas l’affaire? » « NON, ça ne le fait pas du tout ! » Le sujet avait été clos! Point barre, le parc ce serait…Mais Monsieur Rodgers n’avait peut-être pas saisie l’essence de la décision finale, puisqu’il brille présentement par son absence!

Je glisse un pied sous mes fesses alors que sur ma feuille se concrétise le visage du petit du bac à sable. Soudainement, le soleil disparait : une éclipse? Non, il me semble que je l’aurais vu dans le journal ce matin. Je jette un coup d’œil par-dessus mon épaule, et non, que ce Mollusque aspirant Cow Boy qui, en espèce de pervers indiscret, laisse ses yeux flâner sur mon gribouillis, je referme d’un geste sec la tablette alors que lui monsieur-j’aime-me-faire-attendre-ça-me-donne-de-l’importance saute par-dessus le dossier du banc pour se retrouver assis à mes côtés, j’arque un sourcil en suspendant mon geste.

    - Quoi? Tu te la joues Jackie Chan Style?
J’ouvre grand les yeux en les roulant rapidement dans les airs : contourner le banc aurait été ma foi beaucoup trop long, une vrai perte de temps…En parlant de temps, je lui jette un coup d’œil alors que mes sourcils inquisiteurs se rejoignent en une ligne au dessus de mon front. Je fixe sa montre et lui empoigne le poignet que je tire jusqu’à moi.

    - Elle est brisée?
Je tire sa main jusqu’à mes yeux, et non, les trois aiguilles avancent lentement, mais surement. Je laisse tomber sa main qui retombe un peu brusquement contre le bois du banc.

    - Si ce n’est de ta montre défectueuse, qu’elle est la raison de ton retard.
Je me prépare à attendre son excuse bidon en m’affairant à ranger mon cahier à esquisse dans mon sac, mais le jeune homme mal élevé m’en empêche en le saisissant et en se mettant à le feuilleter sans gêne : MAIS…C’est…que…Son…PROBLÈME!!! Je me dépêche de reprendre mon bien, mais en vain, le mollusque a du tonus, puisqu’il tire rapidement sur le cahier et le met hors de ma portée. Je serre la mâchoire en laissant échapper un bref « Crétin » très très bas. Je tente à nouveau une feinte à la Markov, mais le musicien de bas étage me repousse en fourrant une main sur mon visage. Je la saisie de mes deux mains et me défait de son étreinte.

    - Tu es vraiment arrogant, impudent, vicieux…Un voyeur insensé sans aucune gêne, mais surtout aucun respect. Respect, parlons-en de respect, ça s’écrit R, E, S, P, E, C, T : respect, en as-tu seulement déjà entendu parler! Ça m’étonnerait, à te voir aller tout ce que tu dois connaître ce sont les escargots de mon jardin! Rends moi ça, c’est personnel…
Mes yeux, s’ils le pouvaient, lui lanceraient des éclairs…Des dars…Des abeilles…Plein de choses désagréables! J’ouvre la bouche pour terminer ce que j’ai à dire,mais je suis arrêtée dans mon élan puisque je reçois un ballon de soccer en plein visage BAMCHLANGPACLOW. Ça c’est le son du ballon qui heurte mon nez.

    - ahouw
Je mène les mains à mon nez en me penchant vers l’avant en fermant les yeux. KARMA. Plus jamais je ne renverrais les témoins de Jéhovah, je le jure! Je me redresse en douceur pour apercevoir devant moi un gamin dégingandé le dit ballon entre les mains. Pauvre petit, il est tout effrayé, je lui souris avec peine.

    - Ça va aller petit cœur, ce n’est rien!
Mon sourire s’élargit et le gamin s’en repart en courant vers d’autres horizons, je tâte ensuite mon nez à l’aide de mon index et de mon pouce…Est-il cassé? Non…Je tourne la tête vers Shane, va-t-il oui ou non me rendre mon calepin!!
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MessageSujet: Re: C'est l'imprévisible qui crée l'événement | Shane & kaleigh   Jeu 22 Déc - 16:14




Le musicien & l'artiste

« Today I don't feel like doing anything »

« La bibliothèque ça ne fait pas l’affaire? » « NON, ça ne le fait pas du tout ! » Quelle plaie les femmes. Sérieusement, ça craignait. Cette fille était cinglée, exubérante, le genre de femme que le vieux Billy aurait adoré et que moi je détestais. La simplicité était mon mot d’ordre tandis que le sien c’était parler parler parler créer créer créer. Oui, je sais, c'est plus qu'un mot et c'est justement le problème. Affreux. Ma vie était affreuse. J’avais l’air d’un artiste d’abord ? Pas au sens où vous l’entendez, moi j’aimais la musique, le reste n’était que passage obligatoire et cette nana c’était mon passage obligatoire si je voulais réussir ce cours. Foutue vie. On avait donc rendez-vous, aujourd’hui même, dans un parc. Un parc. Ce truc où l’on trouve plein d’enfants qui courent un peu partout et qui rendent votre vie insupportable. J’ai déjà été enfant, pourquoi je voudrais en côtoyer d’autres maintenant ? Je ferme la porte de mon logement avec cette idée dans la tête et je me résigne finalement à prendre la direction de ce parc : adieu monde cruel ! Je marche doucement, les mains dans les poches, après tout, pourquoi serais-je pressé ? Vous connaissez quelqu’un qui arriverait à l’heure à son exécution ? Mes pas me mènent donc doucement, mais sûrement vers l’étendue de jeu préférée de ces pauvres enfants qui n’ont aucune idée de ce qui les entoure. Je dévisage le paysage, histoire de trouver mademoiselle folie en personne. Je l’aperçois alors de dos un truc dans les mains. Je marche doucement jusqu’au banc de parc où elle avait pris place et je m’arrête derrière elle, causant de l’ombre sur son dessin. Elle avait un radar celle-là, puisqu’en moins d’une seconde elle referme sa tablette d’un coup sec : calmos, la vie est déjà assez stressante comme ça. C’était avec ce genre de stress que la société d’aujourd’hui devenait aussi…tarée. Il faudrait que je pense à lui expliquer ma théorie sur la vie : être passif, c’est meilleur pour la santé. Je hausse les épaules, après tout, elle pouvait bien me cacher son truc si ça lui disait. Je pose une main sur le dossier du banc et je saute par-dessus en une enjambée pour me retrouver près de la brunette. « Quoi? Tu te la joues Jackie Chan Style? » Je lève le sourcil droit en la dévisageant durant un millième de seconde. « À ce que sache je ne viens pas de marcher sur de la braise avec un sabre chinois dans les mains pour tuer un Chaman ou je sais pas quoi. » Tarée. Tarée. Tarée.

HEUM ! Pourquoi est-ce qu’elle s’empare de ma montre et de mon poignet par la même occasion ? « Elle est brisée? » De quoi ? Bien sure que non, pourquoi est-ce que je porterais une montre brisée : Helloooo ! Merde, la petite peste tire ma main à un centimètre de ses yeux pour regarder les aiguilles tourner. « HÉ HO, je ne suis pas fait en glue ! » Ma main retombe finalement sur le bois : merci Ô grand maître K. L’épisode est clos ? Et bien non, sa voix agaçante recommence à bourdonner dans mes pauvres oreilles. « Si ce n’est de ta montre défectueuse, qu’elle est la raison de ton retard.» Retard ? Quel retard ? J’avais à peine 20 minutes de retard, ça ne compte pas du tout. Il faut croire que pour elle oui. Ah les artistes et leurs principes barjos…Je la fixe, impassible. « Désolé. J’observais la beauté de la nature. » Je lui envoie un petit sourire en coin, si elle ne me pardonnait pas avec ça…Tant pis, je n’allais pas m’agenouiller, ça me prendrait beaucoup trop d’énergie.

La petite maître K. s’affaire alors à serrer sa tablette, intéressant. Je tends la main vers l’objet et lui retire pour doucement le feuilleter, pas mal, pas mal du tout, son côté extravagant avait peut-être un peu de positif en fait. Je me sens alors happé par cette chose au talent appréciable et je me contente de lui foutre ma main droite sur le visage, ça devrait l’arrêter. « Tu es vraiment arrogant, impudent, vicieux…Un voyeur insensé sans aucune gêne, mais surtout aucun respect. Respect, parlons-en de respect, ça s’écrit R, E, S, P, E, C, T : respect, en as-tu seulement déjà entendu parler! Ça m’étonnerait, à te voir aller tout ce que tu dois connaître ce sont les escargots de mon jardin! Rends moi ça, c’est personnel… » Je ferme le calepin et le pose sur mes genoux en levant cette fois les deux sourcils. « Okay. » Après tout, elle avait le droit à son opinion la maître K. Je n’ai pas le temps de lui faire part du reste de ma théorie puisqu’un ballon de soccer vient joyeusement rencontrer son visage. Je retiens un pouffement, histoire d’être RESPECTUEUX. Le gamin qui s’approche de la maître K semble tout à fait effrayé. Je hoche la tête de haut en bas signifiant : y’a de quoi l’être jeune gars ! La sorcière mal-aimé trouve un peu de gentillesse en ses tréfonds et le petit gars peu repartir sans blessure. La petite brunette se tourne alors vers moi me jetant des éclairs des yeux, sympathique celle-là. Je prends la tablette à dessin et je la laisse tomber sur ses genoux en la fixant profondément. « Tu veux être peintre, dessinatrice ou un machin comme ça, non ? » Ses yeux s’arrondissement, sûrement mon ton désinvolte qui pour elle heurte sa sensibilité d’artiste. Elle hoche la tête de bas en haut, affirmative. « Je veux pas briser ton monde, mais le truc si tu veux faire ça de ta vie…C’est d’avoir un public. La définition d’un public…C’est des gens qui regardent tes machins. » Tout avait été dit. On commence qu’on termine ça ?
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MessageSujet: Re: C'est l'imprévisible qui crée l'événement | Shane & kaleigh   Jeu 22 Déc - 17:37



Kaleigh & Shane
C'est l'imprévisible qui crée l'événement.

Chaque village à son idiot...Tout village a un idiot...Chaque idiot a son villages…PEU IMPORTE! Le gamin vit son rêve de jeunesse et s’affaire à cascader devant mes yeux. « À ce que sache je ne viens pas de marcher sur de la braise avec un sabre chinois dans les mains pour tuer un Chaman ou je sais pas quoi. » J’ouvre grand les yeux et la bouche en observant le jeune homme, interdite. Je secoue la tête de gauche à droite, je suis sincèrement au prise avec un ÉNORME problème, une cause perdue! Je jette un regard de biais au toboggan jaune au centre du terrain de jeu, finalement, peut-être que je devrais choisir cette option…

    - Cow Boy je crains que tu aies d’énormes lacunes en matière cinématographique.
J’hausse les épaules en un petit geste rapide et résigné, pauvre petit. Il s’agit là d’une fatalité! Bon, c’est vraiment Géniale tout ça : son retard, son indiscrétion, son t-shirt d’une tristesse mortelle, mais nous avons d’autre chats à fouetter…Fouet à chatté? Peu importe. Étape numéro un s’enquérir de la raison de son retard, qui sait, peut-être en a-t-il une valable, bénéfice du doute jusqu’à la fin, l’homme est foncièrement bon dit-on (il y avait aussi Hobbes et son fameux l’homme est un loup pour l’homme, mais c’était un crétin, entre vous et moi). Je m’affaire donc à vérifier l’état de la montre de mon partenaire à l’espoir envolé…Nous ne sommes décidément pas en face du problème, puisqu’elle me semble en PARFAIT ÉTAT! « HÉ HO, je ne suis pas fait en glue ! » Je lève les yeux vers le mollusque plutôt beau gosse malgré tout, AH ÇA!! Je retire donc mon étreinte de sur sa main, manquerait plus qu’il me contamine avec son négativisme poussé à l’extrême…On le croirait tout droit sortit de l’ancienne union des républiques soviétiques socialistes avec son air macabre et son cynisme : beurk! ALORS? L’objet de ton retard le désillusionné? « Désolé. J’observais la beauté de la nature. » Je baisse le menton et l’observe en laissant échapper un éclat de rire : sérieusement? Il était encore plus idiot que je ne le croyais! Le petit sourire en coin, son ton détaché, ses traits neutres de chez neutres…Il allait falloir que je lui explique.

    - Leçon numéro un Shane, je ne suis pas stupide. Je n’ai rien à voir avec les coquilles vides qui se teignent en blonde et qui ne saisissent rien à ton sarcasme, mais qui le rient aux éclats. Soit honnête et nous allons bien nous entendre ‘‘Kaleigh, je n’avais pas envie de venir, j’ai tardé…Tu me saoule’’…Allez, dis-le…
VOILÀ! Si simple! Les gars dans son genre il en pleut par centaine d’où je viens…Je crois en fais qu’il s’agit d’un phénomène mondial. C’EST HORRIBLE, dans dix ans de cela nous serons tous aliénés et passifs…Ça donne presque envie de pleurer! Je ne doute pas un seul instant qu’il s’entendrait puissance mille avec mon père…Cette fois, c’est de vomir dont j’ai envie. Comme si le coup de avale-donc-ma-salade-petite-fille n’avait pas suffit, le mollusque des temps modernes voit l’une de ses neurones se mettre à ON et me dérobe mon calepin : je le hais! À mon tour de respecter la leçon numéro un : soyons franc! Je lui dis donc sans aucune ambigüité ce que je pense de lui et de ses pauvres manières…Les poulets de mon ranch me sont plus sympathiques que ce pauvre…pauvre…si pauvre jeune homme. J’en ai presque pitié….Non en fait, j’ai réellement pitié…Me voilà triste maintenant! Est-il possible d’avoir de la compassion pour un mollusque? Il semble que oui. Si seulement nous nous en arrêtions là, NON, le Karma m’envoie un signe pour me ramener sur le droit chemin! BANG un énorme coup sur le crâne, exactement ce qu’il faut pour remettre les idées en place…

Alors que de mon côté je vérifie que mon visage soit tout entier, le châtain je-suis-un-chanteur-country-et-mystérieux ouvre à nouveau la bouche après avoir déposé mon calepin sur mes genoux : plus un pour Shane (ça nous amène à….-100000000) « Tu veux être peintre, dessinatrice ou un machin comme ça, non ? » Non, je veux pêcher le crabe en haute mer! J’hoche la tête en guise d’assentiment alors qu’il reprend de plus belle de son air moi-je-sais. « Je veux pas briser ton monde, mais le truc si tu veux faire ça de ta vie…C’est d’avoir un public. La définition d’un public…C’est des gens qui regardent tes machins » NOOONNNN!!! Que ferais-je sans toi beau brun! Je soupire en secouant la tête à la négative, puis en rangeant mes esquisses dans les profondeurs de mon sac, je m’adresse à ce petit en ces termes :

    - Je ne veux pas briser ton monde, mais si tu veux être heureux, tes machins, tu les fais pour toi et non pour un public X.
Kaleigh : 1, Shane : 0! Je fais la moue en jetant un coup d’œil à un groupe d’enfants un peu plus loin, se pourchassant entre les arbres. J’extrais un cartable et un feutre de mon sac et dirige le feutre vers cette bande de gamins.

    - Si tu veux mon avis, eux, ils ont beaucoup plus à nous apprendre que ton public.
Je balaie le tout d’un geste de la main, puis précise en me levant et en passant mon sac par-dessus mon épaule :

    - Et j’ai donné dans les expositions, des gens guidés qui croient qu’avoir un portefeuille remplie est synonyme de suprématie : merci bonsoir! Ou Bonsoir merci…Peu importe.
Je fixe de mes prunelles azur le jeune homme toujours assis sur le banc de bois.

    - Alors tu viens?
Il me refait son truc là…qui dit quelque chose comme ‘’allez où?’’ de façon molle et déprimée…On a beaucoup de travail à faire, mais j’aime les défis!

    - On a de l’inspiration à trouver!
Je me saisie de son bras et le tire de toutes mes forces vers moi pour ensuite glisser mon bras sous le siens en callant mon cartable sur mon avant bras et en glissant mon crayon derrière mon oreille.
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MessageSujet: Re: C'est l'imprévisible qui crée l'événement | Shane & kaleigh   Dim 15 Jan - 21:26




Le musicien & l'artiste

« Today I don't feel like doing anything »

« Cow Boy je crains que tu aies d’énormes lacunes en matière cinématographique. » J’ignore la remarque, je n’étais pas un cow-boy. Bon, j’avais légèrement les airs, mais ça c’était une autre histoire. La voilà qui s’énerve pour un oui, pour un non : pas croyable. Vingt petites minutes de retard et c’était the end of the world (ça ferait une chanson pas mal ça…Tututut twenty minutes…I’m dying…Tututut…The end, it’s the end…tututut…ou pas.) « Leçon numéro un Shane, je ne suis pas stupide. Je n’ai rien à voir avec les coquilles vides qui se teignent en blonde et qui ne saisissent rien à ton sarcasme, mais qui le rient aux éclats. Soit honnête et nous allons bien nous entendre ‘‘Kaleigh, je n’avais pas envie de venir, j’ai tardé…Tu me saoule’’…Allez, dis-le… » Oh gosh, ouais bah peut-être que je préférais ces tarées blondes. Je la regarde un instant ou deux et je hausse les épaules. « Kaleigh, je n’avais pas envie de venir, j’ai tardé…Tu me saoules. Contente ? » Les femmes…C’était une surcharge inutile.

Je lui dérobe son calepin en guise de vengeance ce qui a tôt fait de la faire virer folle, je veux dire encore plus folle que sa naturelle folie. Émile Nelligan a de la compétition les copains. Je l’écoute à peine, posant son trésor sur mes genoux et là, que c’est beau la vie : elle se prend un ballon en pleine poire (poire signifiant ici le visage, of course). Puisqu’elle venait de payer sa dette envers moi, je fais tomber son calepin sur ses cuisses, j’étais sympathique…parfois…jamais…une fois par année. J’en profite pour lui demander si elle voulait vraiment devenir (tousse tousse) une artiste dans tout le sens du mot. Son hochement de tête me fait continuer : je lui explique le principe du public. À en croire son regard, elle n’avait jamais entendu ce mot ou bien elle n’aimait pas ma vision des choses, j’avais une petite préférence pour ma première hypothèse, mais pas elle…Non pas elle… « Je ne veux pas briser ton monde, mais si tu veux être heureux, tes machins, tu les fais pour toi et non pour un public X.» Je laisse aussitôt échapper un rire sarcastique et je réplique : « Je ne veux pas briser ton monde, mais si tu veux être heureux de l’argent ça aide. Public nécessaire. » C’était bien beau cette vision idyllique de la vie, mais bonne chance pour trouver le bonheur en vivant dans un appart miteux, une pièce et de la peinture à profusion, tout ça parce que madame fait ses trucs pour elle-même. Ah les artistes de son genre, idéaliste et stupide. Maître K. sort alors un feutre de son sac et me pointe une bande de morveux qui courent dans tous les sens pour se battre mutuellement (oui, c’était ma vision de la chose, et alors?). Évidemment, elle ne peut pas se contenter de me les pointer, il faut aussi qu’elle parle. « Si tu veux mon avis, eux, ils ont beaucoup plus à nous apprendre que ton public. » Je soupire en remettant mes mains dans mes poches et m’affaissant davantage. « Si tu veux mon avis, ce ne sont que des enfants. » J’étais déjà passé par là, je ne voyais pas ce qu’ils pouvaient m’apprendre. Les vieux, eux ils ont de quoi nous enseigner puisque théoriquement nous ne sommes pas encore passés par là, mais bon, ce n’est que mon avis d’imébcile hein, pas la peine que je lui en fasse part, elle ne le méritait pas. La petite boule d’uranium se lève d’un seul coup en me regardant. Non. Non. Non, pitié ! « Et j’ai donné dans les expositions, des gens guidés qui croient qu’avoir un portefeuille remplie est synonyme de suprématie : merci bonsoir! Ou Bonsoir merci…Peu importe. » Je hausse une nouvelle fois les épaules : rien à foutre. De toute façon, on ne trouvait pas son public en un claquement de doigts, ça prenait du temps se faire un nom et être reconnu pour ce qu’on fait dans tous les sens…Je n’allais pas non plus lui expliquer ça, c’était barbant cette conversation. « On dit merci bonsoir… ».

« Alors tu viens? » Je lève les sourcils en l’air : heu hein où ? « On a de l’inspiration à trouver! » Je soupire une fois, deux fois, trois fois. EURKE. Elle me tire le bras et en moins de trois secondes je me retrouve debout, son bras coincé sous le mien. « Émile Nelligan, tu connais ? » Comment ça j'étais méchant ? Nous nous mettons tout de même à marcher, elle en gambadant presque, moi en me traînant plutôt mollement les pieds. « Je peux savoir en quoi un parc pour enfants va nous donner de l’inspiration pour un projet qui va nous tuer si jamais on ne le réussit pas convenablement ? » Bah oui, autant mettre l’heure juste : il était hors de question que je ne le réussisse pas ce damné travail. Aucune envie de devoir refaire ce cours, aucune envie de l’entendre geindre pendant les dix prochaines années, parce que ça serait ma faute. En plus, juste le cours me donnait la nausée : Lettres modernes. Modernes ? Le moderne en littérature c’était toujours mauvais. Le classique, ça c’était classe. Enfin bon, je pourrais bien continuer à étaler les malheurs de ma vie, mais c’est que ça me demandait un peu trop d’énergie. Déjà que la folie incarnée gesticulait dans tous les sens à côté de moi, ça aussi c’était épuisant. « Tu disais ? » Non, je ne l’avais pas écouté, mes oreilles étaient occupées par autre chose : exister.
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